Petit coeur

Petit coeur
C'etait un petit coeur laissé de coté

Qui n'osait pas s'exprimer

Un petit coeur abandonné

Qui voulait juste exister

Petit coeur voulait seulement

Trouver son autre moitié

Trouver son « petit coeur charmant »

Qui pour toujours le comblerai

Et c'est alors qu'un jour

Petit coeur connu son premier coup de foudre

Avec lui, il savait ce qu'était le vrai amour

Mais malheuresement leur passion finit par se résoudre

Petit coeur était très triste, très malheureux

Il s'isola et pleurait jour et nuit

En rêvant de son petit amoureux

Et espérer follement qu'il revienne un jour avec lui

Mais c'était juste de mauvaises espérances

Et de plus en plus seul le petit coeur se retrouvait

Il avait perdu sa seule raison d'existence

Et c'est dans la solitude que le petit coeur agonisait

Petit coeur aura tout fait pour retrouver sa moitié

Mais tout son amour n'aura pas été suffisant

Petit coeur va alors cesser d'espérer

Et comprendre que l'amour est un faux sentiment....
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# Posté le samedi 20 mai 2006 14:18

Le joujou du pauvre

Le joujou du pauvre
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, -telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un siffle, -et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger loin de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.

Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.

Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.

À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :

De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots parias dont un oeil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'oeil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.

À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitai et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant. Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.

Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.

Dans cet amusement, semblable et innocent,
Se cachait cependant, un monde différent.
Un monde dans lequel, des groupes sociaux existent
Un monde bien réel, triste, injuste, égoïste.

Pourtant, les deux enfants, ne portaient pas d'½illères
Ignorant le monde présent, ignorant la misère
Jalousant justement, leur joujou respectif
C'étaient les mêmes enfants, aux yeux admiratifs...

Les gavroches s'alliaient l'un à l'autre doucement,
Abattant la barrière symbolique de leurs mondes
Ils terraient l'espace d'un instant leurs différents
Pour qu'un bien-être innocent les confonde.

S'approchant doucement du gosse miséreux
L'enfant gâté, intrigué, lui fit un aveu :

« - Malgré tous les joujoux qu'on a pu m'acheter
Le tien m'intrigue vraiment, tant il m'est étrange
Voudrais-tu, s'il te plait, pendant une seule journée
Que l'on s'amuse un peu, que l'on fasse un échange ? »

L'enfant pauvre le fixa, les yeux emprunts d'émotions, c'était la première fois qu'on venait lui parler sans mauvaises opinions, ou même sans se soucier de son extérieur ou de sa classe social. On le voyait enfin autrement qu'un animal atteint de la gale...

Tendant sa main au gosse ravissant,
L'enfant pouilleux, lui répondit d'un air hésitant :

« - Si tu le veux, je peux même te donner mon jouet
Ca ne me dérange pas, pas besoin de l'échanger
Je n'ai pas l'habitude de m'amuser avec tes joujoux
Mais tout ce que je voudrai, c'est qu'ensemble l'on joue »

Et l'enfant riche accepta de suite, sans contrainte, ni peur. Et l'enfant pauvre heureux comme jamais, avait trouvé son plus grand bonheur.
Celui de trouver un ami, avec qui il s'amuserait, trouver un ami, avec qui sa vie serait plus enchantée...

Ainsi l'enfant riche et l'enfant pauvre jouèrent toute la journée. Plus de barrières, plus de classes sociales, plus de préjugés. Toute la journée ils montrèrent que de cultiver leurs différences et accepter les autres comme ils sont, font tout simplement les merveilles et l'utopie de ce monde...

Charles baudelaire
Isabelle Kirszenblat


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# Posté le samedi 20 mai 2006 14:09

Je me sens...

Je me sens...
Toute seule dans l'ombre je pleure

Je me sens sale, souillée, piégée

Par toi, pauvre inconnu, pauvre violeur

Qui a vidé sur moi ses pulsions refoulées

Tu devais vraiment être en manque de passions

Pour réaliser un acte aussi dénué de sens

Mais sache que jamais rien ne pourra excuser ton action

Et que pour toujours sera souillée ta conscience

Moi, pour toujours sera souillé mon corps

Mais bien sur, tu n'as pas pensé aux conséquences

Chaque nuit je me lèverai en sueur de ce cauchemar

Et chaque jour je pleurerai de mon existence

Tu as détruit ma vie, tu as détruit mon corps

Tu as éteins à jamais cette bougie qui éclairait mon coeur...

Je ne te le pardonnerai jamais...

Je te hais...
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# Posté le samedi 20 mai 2006 13:58

Et si un jour..

Et si un jour..
Si un jour, tu as envie de pleurer

Appelle-moi.

Je ne te promets pas de te consoler,

Mais je peux pleurer avec toi.

Si un jour, tu veux partir,

Appelle-moi.

Je ne promets pas de te retenir,

Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.

Si un jour, tu ne peux plus supporter personne...

Appelle-moi.

Je te promets d'etre la pour toi. . .

Et de ne pas t'importuner.

Mais si un jour, tu m'appelles...

Et qu'il n'y a pas de reponse...

Viens vite me voir.

C'est peut-etre moi qui aurai besoin de toi
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# Posté le samedi 20 mai 2006 06:03

Non,à la guerre....

Non,à la guerre....
J'ai 4 ans....

Mon seul but est de vivre.

Pourtant je dois mourir....

Jamais je n'aurais 5 ans.

J'ai 4 ans...

Je serai fusillé.

Je n'aurais guerre connu la liberté

Pourtant je ne suis qu'un enfant.

Quatre ans, c'est grand....

Mais ça ne dure pas longtemps

Je voudrais connaître le soleil

Pour qu'il m'émerveille.

Pourquoi la guerre?

Pourquoi faire mourir ma terre ?

Pourquoi avoir tant de peur ?

Pourquoi n'ai-je pas le droit au bonheur ?

Je ne suis qu'un pauvre enfant...

Qui un jour, aimerais être grand

Jamais je ne pourrais être un goéland....

Seulement un ancien combattant.

Demain, je serai fusillé.....

Demain je serai mort...

Mon amour de vivre sera tué...

Mon être ne sera qu'un ancien trésor.

J'ai seulement 4 ans...

Je te dis adieu...

Adieu, ma maman...

Est-ce qu'après...

Je serai encore malheureux ?

Adieu, mes amis...

Adieu, la vie...

Adieu les fleurs...

Adieux le bonheur.

Je suis né...

Est-ce pour être fusillé?

Lorsque je sera mort...

Vont-ils avouer qu'ils ont eu tort ?

Mon c½ur a tant de chose à dire...

Pour quelle raison doit-il mourir ?

Il n'a pas fini de grandir

Mais il a encore son sourire.

J'ai 4 ans...

Jamais je n'aurais 5 ans

Mes yeux cependant ont mille ans

Car ils en ont vu tant... pour un enfant.

Adieu maman !

Adieu papa !

Ça y est, tout est terminé

Ma vie vient de m'être enlevée.

Eh oui ! J'ai viens d'être fusillé !

J'ai pleuré, supplié...

Hélas, ils ne m'ont pas écouté.

Je n'avais que 4 ans...

Adieu maman
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# Posté le samedi 20 mai 2006 05:53